lundi, 21 novembre 2005

Les murs qui montent

Bonjour a tous!

Voila enfin quelques nouvelles du projet de reconstruction de maison, qui malgré mon long silence electronique, poursuit activement son cours...
Les nouvelles de la-bas sont plutôt de bonnes, bien que peu nombreuses: je vous en laisse juger par vous même. Voila les derniers mails de Bénédicte, qui a remplacé Laure sur place depuis mi-octobre.


Mail de Béné, 3 novembre 2005

Bonjour à tous,

Je tiens tout d'abord à m'excuser pour l'envoi un peu tardif de ce premier bilan. Je vis chez l'habitant dans un petit village où il est très difficile de s'isoler et de travailler au calme. Dès que je fais un pas à l'extérieur, c'est toute une masse humaine qui me suit!!! J'ai donc rencontré tous les acteurs du projet (Shirley, Kishan, le Révérend Dammika) et huit familles sur quinze. Je vais retourner sur l'île dimanche en espérant rencontrer les personnes absentes le jour où j'y suis allée. La liste des familles que Shirley à envoyée à Damien en juin ne correspond pas tout à fait à celle que j'ai établie samedi. C'est un peu confus car les Sri Lankais portent plusieurs prénoms d'où la difficulté de faire un recensement précis. Les travaux sont actuellement en stand by car comme je l'explique dans le bilan tous les matériaux sont acheminés par un unique catamaran. L'achat d'un bateau motorisé est donc essentiel pour accélérer les travaux et faciliter la vie quotidienne des habitants de l'île. Il faut compter environ 300 000 roupies pour ce type de bateau (1 euro = 120 roupies). J'ai un ami sri lankais qui connaît un villageois d'Akurala (non pêcheur!!!) qui pourrait me revendre le bateau qu'une ONG américaine lui a donné à un prix inférieur. Ce premier rapport n'est pas complet. Il me manque des éléments concernant le coût exact du prix de revient d'une maison (devis, factures, plan de masse du village...). J'espère obtenir ces informations la semaine prochaine. Sinon, en général, la reconstruction reste très lente. Je n'ai pas vu un grand changement dans le paysage depuis mon départ à la fin mai. Les abris temporaires construits en avril commencent à s'abîmer sérieusement. Les toitures sont retenues par des parpaings, le bois se casse, les murs sont placardés d'affiches politiques. Le 17 novembre ont lieu les élections présidentielles. Mieux vaut éviter de se trouver dans la capitale à cette période!

A suivre...
(vous trouverez les autres mails dans les notes suivantes...)

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