mardi, 22 novembre 2005
Les bons comptes font les bons amis
email de Béné, le 9 novembre 2005:
Bonjour à tous,
Je suis en ce moment à Colombo où il est bcp plus facile d'avoir accès à internet. J'ai tenté une nouvelle fois de compresser mon rapport en réduisant la résolution des photos. Je vous enverrai le rapport concernant les familles (Nom, âge, profession, photos...) dans un autre fichier. J'ai également récupéré toutes les factures des matériaux achetés par le Révérend Dhammika. Je les ai toutes vérifiées. Elles correspondent parfaitement aux dépenses engagées. La fondation a reçu au total 508 369 roupies de FW et dépensé 321 950 (matériaux + salaires des artisans et ouvriers). Le Révérend m'a également enfin remis le devis pour la construction d'une maison. Il faut désormais compter 470 312, 98 roupies (environ 3700 euros) pour avoir une maison solide. Je leur ai dit qu'on dépassait largement la somme maximale que BSL voulait engager. Mais cette estimation est légitime. En effet, les maisons que nous allons construire se situent sur une zone marécageuse qui inonde lors de fortes pluies. Les fondations seront alors surélevées, ce qui augmente la quantité nécessaire de ciment, sable... De plus, l'acheminement des matériaux a un coût. Il faut payer la location du bateau ainsi que la main d'oeuvre qui décharge les matériaux sur Ovilana. Construire des maisons à cet endroit à 300 000 roupies est tout à fait possible mais elles ne résisteront pas aux intempéries. J'ai discuté avec de nombreuses personnes travaillant pour diverses ONG internationales (Croix Rouge, Terre des Hommes...) et elles étaient toutes surprises du prix que BSL souhaitait payer pour une maison (entre 2500 et 3000 euros). Aujourd'hui, une maison permanente coûte 4 000 euros car si on veut optimiser sa durée de vie, il faut utiliser les meilleurs matériaux (bois de jack et de manguier extrêmement chers mais de très bonne qualité), ciment de qualité... Sur les quinze maisons situées sur l'île, dix sont à reconstruire car fortement endommagées par le tsunami. En attendant, bien que relogés dans des abri temporaires, les habitants vivent dans des conditions miséreuses.
A très bientôt,
bénédicte
19:40 Publié dans SUETCHA BOULEGUE: Activités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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